Jeunesse et eau : "Libérons-les de la corvée eau"
C’est le thème qui a été retenu pour une rencontre
qui a réunis à rabat plus de 60 jeunes en provenance de
plusieurs pays européens, de 20 jeunes marocains représentant
le parlement de l'enfant ainsi que des enfants du milieu rural pour
débattre de la problématique de l'accès à
l'eau potable notamment pour les jeunes porteurs et porteuses en milieu
rural. Cette organisation est l'initiative de l'Office National de l’Eau
Potable (ONEP) et de lAssociation Green Belgium en partenariat avec
l'Observatoire des Droits de l'Enfant et l’appui du Programme des Nations-Unies
pour le développement au Maroc (PNUD-Maroc).
A l'ouverture des travaux, le Directeur Général de l'ONEP,
M. Ali Fassi Fihri avait noté l’intérêt particulier
qu’accorde son institution à la problématique de l'approvisionnement
en eau potable dans le monde rural. Il a évoqué le programme
de développement local et à travers la politique de construction
de barrages qui a permis au Maroc de mobiliser des ressources hydriques
importantes, de réaliser des infrastructures de base en vue du
transfert, du stockage et du contrôle de la qualité de
l'eau. Il a aussi mis l'accent sur les efforts déployés
dans les domaines de la recherche, du développement et de la
formation.
Le Représentant Résident du PNUD, M. Emmanuel Dierckx
de Casterle, a quant à lui, insister sur la nécessité
de traduire nos paroles en actes. Il soutient qu’ « il ne sert
plus de nos jours de parler simplement de l’eau potable comme un élément
vital de notre survie mais au vu des malheureuses expériences
que connaît beaucoup de nos pays, il est plutôt de plus
en plus urgent de penser aux moyens d’action les plus efficaces pour
lutter contre toutes les souffrances liées au manque d’eau potable
dans le monde : corvées d’eau, déscolarisation, maladies,
famine, etc… »
Dans le cadre de cette manifestation, les jeunes ont eu droit à
des visites guidées aux douars qui accusent un déficit
en matière d'eau potable, ce qui leur a permit d’appréhender
les difficultés subies particulièrement par les enfants
du monde rural dans la collecte d'eau et les retombés de cette
corvée sur la scolarité, notamment de la petite fille
rurale.
Tout en offrant une occasion propice pour initier des relations de
solidarité entre la jeunesse citadine et celle rurale et informer
les jeunes venus d'autres pays, notamment européens, sur la problématique
de l'accès à l'eau potable et ses répercussions
sur la scolarisation en milieu rural, cette rencontre a permit à
tous ces jeunes de participer à des ateliers thématiques
parmi lesquels l'alimentation en eau potable, la santé publique,
la scolarisation, le statut de la femme, les droits de l'enfant et le
développement rural. C’est dans ce cadre que le PNUD a ainsi
assuré une formation portant sur la participation des jeunes
au développement durable, formation basée sur une expérience
pratique du PNUD dans le cadre de son Programme Jeunes pour le Développement.
Certaines activités de ce programme sont axées sur la
problématique de l’eau dont entre autres l’aménagement
dune source d’eau à Chefchaouen, la réparation d’un canal
de distribution d’eau à Sab Achar et aussi le nettoyage et l’assainissement
d’un bassin d’épuration servant à l’irrigation à
Immouzzer Kandar.
Lors de la séance de clôture, les jeunes n’ont pas manqué
d’émettre des idées et faire des propositions visant toutes
à alléger le fardeau de la collecte d'eau subi par les
jeunes filles en milieu rural pour les encourager à suivre une
scolarité régulière et aussi appelé les
forces vives à une forte mobilisation pour défendre un
des droits fondamentaux des enfants à savoir l'accès à
l'eau potable.
|